2010 – 2014 : Un bilan de Nutrivigilance qui démontre la sécurité des compléments alimentaires

Publié le 10.10.2014

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié son 1er bilan qui fait état des résultats du dispositif de nutrivigilance mis en place en 2010.

Les compléments alimentaires : un bilan sécurisant

En 4 ans, l’ANSES a répertorié environ 1190 cas de nutrivigilance liés directement à la consommation de compléments alimentaires (CA), dont 282 effets indésirables étaient jugés recevables et parmi lesquels 133 cas étaient « vraisemblables » ou « très vraisemblables » (soit moins de 11,2% du total des déclarations).
Sachant que chaque année en France environ 80 millions de boites de CA sont vendues - soit moins de 4 cas d’effets indésirables pour 1 million de boites achetées - ce bilan rappelle donc que les compléments alimentaires sont des produits sûrs pour le consommateur.
Selon le rapport de l’ANSES, les CA responsables des effets indésirables recueillis sont d’abord ceux à visée minceur, puis les produits capillaires et enfin les CA agissant sur l'équilibre du cholestérol. Les effets sont en général immédiatement réversibles dès l’arrêt de la consommation du produit. 
Grâce à un cadre réglementaire strict, il y a eu une diminution de la sévérité des cas d’effets indésirables en 2013 par rapport aux années précédentes.
Enfin, les déclarations d’effets indésirables sont effectuées à parts égales par les industriels et les professionnels de santé.
 

Pourquoi les CA peuvent-ils avoir des effets indésirables ? 

Comme tout aliment, le complément alimentaire est composé de substances actives qui peuvent, sur certaines personnes, avoir des effets indésirables. Ceux recueillis par l’ANSES dans son rapport sont principalement d’ordre hépatique (perturbation du bilan hépatique, coloration des urines, sensation de fatigue), digestif (diarrhée, vomissements, nausées) et allergique (urticaire, démangeaisons). 

Conseils pour la prise de compléments alimentaires

Pour éviter la survenue d’effets indésirables, il est recommandé de :
  • Respecter les doses recommandées et ne pas consommer plusieurs CA ayant les mêmes fonctions simultanément pour éviter les surdosages.
  • En cas de maladie ou de traitement médicamenteux, demander l’avis d’un professionnel de santé pour éviter d’éventuelles interactions.
  • Ne pas consommer de produits incompatibles avec son état physiologique (allergie à une plante par exemple).
  • Acheter des CA uniquement sur les circuits de vente traditionnels (magasins bio, pharmacies,…) ou sur des sites Internet français pour éviter la consommation de produits frauduleux.
  • Bien se rappeler que les CA ne sont pas destinés à être pris sur la durée ou à se substituer à l’alimentation.

La Nutrivigilance : de quoi s’agit-il ?

La nutrivigilance est un système de veille sanitaire instauré en 2010 par le Décret n°2010-688 relatif à la vigilance sur certaines denrées alimentaires. 
Plus précisément, cela concerne les catégories suivantes : les nouveaux aliments (ou Novel Food), les aliments enrichis en vitamines, minéraux et autres substances, les compléments alimentaires et les denrées destinées à une alimentation particulière.
 
Ce dispositif permet :
  • de garantir la sécurité du consommateur après la mise sur le marché du produit pour identifier les éventuels effets indésirables,
  • de suivre le cycle de vie du produit pour intégrer les potentiels effets indésirables dans les précautions d’emploi et associer les professionnels de santé au suivi de la prise de compléments alimentaires.
La déclaration des effets indésirables est effectuée par les professionnels de santé et les industriels. Généralement, lorsque l'ANSES a reçu une déclaration d'effet indésirable, elle va se rapprocher de l’industriel pour avoir des éléments détaillés sur la composition du produit concerné.

Une collaboration réussie

SYNADIET travaille avec l’ANSES depuis plusieurs années pour la mise en place du système de nutrivigilance. En conjuguant les efforts de l’administration et des professionnels du secteur des CA, l’objectif principal est de rendre le dispositif de nutrivigilance le plus efficace possible, d’autant que ce dernier est relativement jeune. 
 
SYNADIET apporte son soutien à ce dispositif à 3 niveaux : 
  1. Information et sensibilisation des industriels à leurs obligations de déclaration d’effets indésirables
  2. Collecte et envoi de données exhaustives sur les produits responsables d’effets indésirables à l’ANSES
  3. Organisation de réunions régulières avec les responsables du service de Nutrivigilance de l’Agence

A propos de la réglementation des compléments alimentaires

Les compléments alimentaires sont strictement encadrés par de nombreux textes réglementaires français et européens. Ils respectent des normes de qualité rigoureuses sur toute la chaîne :
  • Ingrédients : ce qui peut être utilisé dans un CA est clairement défini dans le Décret 2006-352 et dans l’Arrêté du 9 mai 2006
  • Etiquetage et information du consommateur : il y a une obligation d’étiqueter tous les ingrédients et les recommandations d’utilisation. Ces éléments sont réglementés par différents textes dont le Règlement INCO, le Règlement dit 'Allégations", la Directive européenne 2002/46 et sa transposition en droit français. 
  • Mise sur le marché : tous les étiquetages sont systématiquement notifiés à la DGCCRF avant la mise sur le marché du produit.
  • Qualité et sécurité du consommateur : la production et le contrôle de la fabrication des CA sont encadrés afin d’assurer la traçabilité et garantir l’hygiène et la sécurité alimentaire (exemple : HACCP, ISO, BPF, charte qualité,…). Pour avoir une idée concrète des critères de qualité et de sécurité à respecter par les industriels, vous pouvez consulter la Charte de qualité des compléments alimentaires.
  • Contrôles post-commercialisation : les acteurs de la profession sont régulièrement contrôlés par les inspecteurs des DDPP (Directions Départementales de Protection de la Population).
  • Système de Nutrivigilance. 
> Communiqué de presse à télécharger dans le bloc réservé à droite.